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Pestoune

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MessageSujet: Contes Contes  Icon_minitimeMar 12 Déc - 19:40

Comment sont nés la terre, les étoiles et les enfants du monde ?
Par Pestoune
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Voici ce que racontait le père du père de mon grand-père. Du temps d’avant le temps, bien avant la création de la terre, des étoiles et des enfants du monde, l’univers n’était qu’une énorme citrouille ! Une cucurbitacée, car c’est ainsi le nom que l’on donne à la citrouille, si volumineuse, si démesurée, si vaste, si massive que notre esprit ne pouvait en imaginer les contours.
A l’intérieur de cette cucurbitacée, joufflue et dorée come une brioche, il y avait, en haut, un ciel luminescent, en bas, un verger aux fruits délicieux et un jardin fleuri de légumes.
Pour s’occuper de ce jardin, ne vivait là, qu’un seul homme, un très vieil homme, grand comme une asperge, mince comme un haricot vert, les cheveux couleur carotte, des yeux noisette, un teint de navet avec sa peau ridée, fripée comme une vieille pomme.
De part son âge avancé, et grâce à ses particularités végétales, cet homme connaissait le langage, subtil, des fleurs, des fruits et des légumes. Au milieu de ce paradis, au cœur même de ce lieu de délices, il cultivait et faisait s’épanouir des citrouilles sacrées.
Le père du père de mon grand-père racontait que ces divins potirons contenaient tout le savoir et toute la sagesse du monde et qu’un jour, un monde nouveau naîtrait de leurs graines. Le vieil homme savait-il cela ? Le conte n’en dit rien.
Chaque automne, le vieux jardinier ramassait ses citrouilles, les fendait en deux, séparait la chair des graines et mettait celles-ci à sécher. Plus tard, il en sèmerait une partie et se nourrirait du restant. On raconte que c’est, peut-être, grâce à ces graines qu’il était immortel.
Un automne, la récolte des citrouilles fut si abondante et si généreuse que le vieil homme dut les entasser dans un recoin de l’énorme cucurbitacée. Quand il eut placé au sommet de la pile, la dernière citrouille, celle-ci perdit l’équilibre et chavira, fut entrainée à terre et se mit à rouler, rouler si loin qu’elle jaillit de la cucurbitacée, tomba dans le vide et resta suspendu, dans l’espace.
La terre venait de naître. Elle était si belle que le soleil se mit à danser, pivotant sur lui-même et tournoyait autour d’elle ; si belle que les vents accoururent de bout du monde, pour la caresser ; si belle que la lune, la nuit, l’éclaira afin que puissions l’admirer. Les années passaient et les saisons défilaient.
Un jour de printemps, alors que le vieil homme s’apprêtait à semer ses graines de citrouille, il tomba dans le chemin de terre boueux et glissant, qui menait au potager.
Sa corbeille se renversa et les graines qu’elle contenait s’envolèrent, emportées par le souffle du vent comme une nuée de criquets.
Elles se dispersèrent dans l’espace, aux quatre coins de l’univers. Les étoiles venaient de naître.
Et les enfants du monde, comment sont-ils nés ? A cela, le père du père de mon grand-père répondait que la terre était venue au monde, les étoiles s’éveillaient à la vie, il ne restait plus au temps qu’à s’écouler, à se dérouler et que l’amour ferait le reste.  Car c’est bien de l’amour que sont nés les enfants ?  Ainsi sont nés, la terre, les étoiles et les enfants du monde.
 
« de Henri Conteur professionnel et Principal Adjoint de collège » du livre de Zohra Guillaume  dans Fraternité… Au pied du Mur !  Ed Lacour


Le souvenir, c’est la présence invisible.

Victor Hugo

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MessageSujet: Re: Contes Contes  Icon_minitimeMer 13 Déc - 9:26

Ohhhh que c'est joli ma Pestoune vil-love merciiiiiiiiii pour ce joli conte merci dit, je peux te l’emprunter pour l'envoyer à mon petit fils ?


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MessageSujet: Re: Contes Contes  Icon_minitimeMer 13 Déc - 9:26

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MessageSujet: Re: Contes Contes  Icon_minitimeMer 13 Déc - 11:21

Bé oui Lydie, bien sûr.


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MessageSujet: Re: Contes Contes  Icon_minitimeMer 13 Déc - 12:00

merci ma Pestoune jtaimefort tu vois au lieu de mettre le blabla habituel je vais recopier ton conte , il a 8 ans et je pense qu'il va l’apprécier, et, si ce n'est pas lui, ma fille qui est prof ou mon gendre docteur apprécieront leonore


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MessageSujet: Re: Contes Contes  Icon_minitimeMer 13 Déc - 12:44

on aime les contes à tout âge.  Et pourquoi pas le lui lire ? ça peut avoir son petit succès aussi Smile


Le souvenir, c’est la présence invisible.

Victor Hugo

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MessageSujet: Re: Contes Contes  Icon_minitimeMer 13 Déc - 12:45

Le Noël des animaux
Par Pestoune
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Le Noël des animaux
 
(De Jean-Claude RENOUX écrivain, conteur d’après un conte russe)
 
Il était une fois une grand-mère qui habitait seule dans la forêt. La grand-mère était triste ce soir-là : c’était la nuit de Noël et ce n’est pas bien gai de passer un Noël seule. Pour passer le temps, la grand-mère se mit au piano.
Ce que la grand-mère ignorait, c’est qu’elle n’était pas seule dans la forêt ce soir-là. On entendit le piano !
Elle entendit frapper :
- Toc, toc, toc
- Qui est là, dit la grand-mère ?
Quelqu’un répondit :
- Grand-mère, grand-mère, ouvre-moi ta porte, ce n’est pas un temps à laisser, Hiiiiiiiiiiii, un cheval dehors !
La grand-mère ouvrit la porte, le cheval entra. Pauvre cheval ! Il était tout mouillé, il avait froid, il avait faim. La grand-mère le sécha avec une couverture, elle lui donna à manger du foin, et une fois bien sec, bien repus, le cheval se coucha non loin de la cheminée.
La grand-mère se dit :
- Je vais pouvoir rejouer du piano.
Non, non, non. Elle entendit frapper de nouveau :
- Toc, toc, toc
- Qui est là, dit la grand-mère ?
Quelqu’un répondit :
- Grand-mère, grand-mère, ouvre-moi ta porte, ce n’est pas un temps à laisser, gron-gron-gron, un cochon dehors !
La grand-mère ouvrit la porte, le cochon entra. Pauvre cochon ! Il était tout mouillé, il avait froid, il avait faim. La grand-mère le sécha avec une serviette, elle lui donna à manger des glands et des pommes de terre, et une fois bien sec, une fois bien repus, le cochon se coucha non loin de la cheminée, à côté du cheval.
La grand-mère se dit :
- Je vais pouvoir rejouer du piano.
Non, non, non. Elle entendit frapper de nouveau :
- Toc, toc, toc
- Qui est là, dit la grand-mère ?
Quelqu’un répondit :
- Grand-mère, grand-mère, ouvre-moi ta porte, ce n’est pas un temps à laisser, wouf, wouf, un chien dehors !
La grand-mère ouvrit la porte, le chien entra. Pauvre chien ! Il était tout mouillé, il avait froid, il avait faim. La grand-mère le sécha avec une serviette, elle lui donna à ronger un os, et une fois bien sec, bien repus, le chien se coucha non loin de la cheminée, à côté du cheval et du cochon.
La grand-mère se dit :
- Je vais pouvoir rejouer du piano.
Non, non, non. Elle entendit frapper de nouveau :
- Toc, toc, toc
- Qui est là, dit la grand-mère ?
Quelqu’un répondit :
- Grand-mère, grand-mère, ouvre-moi ta porte, ce n’est pas un temps à laisser, miaouuuuuuuu, un chat dehors !
La grand-mère ouvrit la porte, le chat entra. Pauvre chat ! Il était tout mouillé, il avait froid, il avait faim. La grand-mère le sécha avec une serviette, elle lui donna un peu de lait, du poisson, et une fois bien sec, bien repus, le chat se coucha non loin de la cheminée, à côté du cheval, du cochon et du chien.
La grand-mère se dit :
- Je vais pouvoir rejouer du piano.
Mais les animaux soupiraient !
- Que vous arrive-t-il, dit la grand-mère ? Je vous ai ouvert ma porte, je vous ai séchés, je vous ai donné à manger, vous avez un coin de cheminée pour passer la nuit, vous êtes bien ingrats !
- C’est que, dirent les animaux, c’est Noël, on voudrait bien qu’il se passe quelque chose d’autre !
La grand-mère réfléchit, puis elle chanta un chant de Noël.
Le père Noël apparut. Il avait fini sa tournée et il ne lui restait rien pour les animaux.
Mais il a soufflé sur le cheval, et le cheval s’est endormi. Il a rêvé du pays des chevaux, un pays où l’herbe vous arrive jusqu’au cou, de l’herbe odorante, savoureuse, hummmmmm ! Et des rivières parfumées où caracoler !
Le père Noël a soufflé sur le cochon, et le cochon s’est endormi. Il a rêvé du pays des cochons, un pays avec de la boue partout, et des glands gros comme des œufs, et des champignons délicieux qu’on appelle des truffes, tellement nombreux qu’on marchait dessus.
Le père Noël a soufflé sur le chien, et le chien s’est endormi. Il a rêvé du pays des chiens, un pays où il y a des arbres à os, il suffit de tendre le cou pour en attraper autant qu’on en veut, et des buissons à croquettes.
Le père Noël a soufflé sur le chat, et le chat s’est endormi. Il a rêvé du pays des chats, un pays où les souris sont si nombreuses qu’elles se jettent dans vos pattes, et les rivières, ce n’est pas de l’eau qui coule, non, non, non, c’est du lait !
Le père Noël est reparti, et la grand-mère se dit :
- Je vais pouvoir rejouer du piano.
Non, non, non. Elle entendit frapper de nouveau :
- Toc, toc, toc
- Qui est là, dit la grand-mère ?
Quelqu’un répondit :
- Grand-mère, grand-mère, ouvre-moi ta porte, ce n’est pas un temps à laisser, un grand-père dehors !
La grand-mère ouvrit la porte, le vieux de la forêt entra. Pauvre vieux ! Il était tout mouillé, il avait froid, il avait faim. La grand-mère lui donna une serviette pour se sécher, elle lui offrit un bol de soupe. Ils se regardèrent. Ils se plurent. Ils se marièrent. Ils n’eurent pas d’enfants, ils étaient trop vieux pour ça, mais ils eurent plein d’animaux : des chevaux, des vaches, des chèvres, des moutons, des cochons, des chats, des chiens, des hamsters.
 
Et ils ne passèrent plus jamais un Noël seuls !
(source : [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien])


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MessageSujet: Re: Contes Contes  Icon_minitimeMer 13 Déc - 12:59

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] a écrit:
on aime les contes à tout âge.  Et pourquoi pas le lui lire ? ça peut avoir son petit succès aussi Smile

au téléphone ? non ... je ne le verrais que .. j'en sais rien en fait :cf:

Le Noël des animaux aussi joli merci merci


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iroise

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MessageSujet: Re: Contes Contes  Icon_minitimeMer 13 Déc - 14:42

c'est joli ces contes merci


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MessageSujet: Re: Contes Contes  Icon_minitimeMer 13 Déc - 15:29

bisous merci Pestoune pour ces jolis contes que je vais imprimer pour ma petite fille de 5 ans, si tu permets !


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MessageSujet: Re: Contes Contes  Icon_minitimeMer 13 Déc - 15:30

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MessageSujet: Re: Contes Contes  Icon_minitimeMer 13 Déc - 17:32

Merci à vous Iroise et Muriel d'être venues les lire.


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MessageSujet: Re: Contes Contes  Icon_minitimeMer 13 Déc - 18:51

L'enfant et le phoque 




Le printemps vient d’arriver.
Un vieil homme et son petit-fils descendent prudemment la côte escarpée. Ils cherchent des moules. Tandis que l’enfant scrute les rochers, il devine un léger mouvement en contrebas. C’est alors qu’il voit le phoque. Il distingue à peine son corps, dont la couleur ardoisée se confond avec celle des rochers, mais il remarque une tache rouge sur son ventre.
« Regarde, Grand-père, crie l’enfant. Il est blessé. »
« Mieux vaut ne pas s’en approcher », dit Grand-père.
Et de loin, ils l’observent en silence.
Le phoque a l’air paisible, il semble savourer les premiers rayons du soleil, alors l’enfant se remet à chercher des moules. Quand son regard se pose de nouveau sur le phoque, la tache écarlate a fait place à une petite forme immaculée, lumineuse. Un bébé phoque plus blanc que neige vient de naître. Il se blottit contre sa maman.
« Vite, Grand-père, murmure l’enfant, allons leur chercher du poisson. »
Le printemps avance, les journées sont plus longues, le vieil homme et l’enfant vont souvent regarder les phoques. Le bébé a mué, et il a maintenant la couleur des rochers. Il rampe jusqu’au bord de l’eau pour regarder sa mère pêcher. Il sait que l’enfant et le vieil homme l’observent pendant qu’il se chauffe au soleil.
  Été 
Au tout début de l’été, l’enfant voit la maman phoque pousser son bébé dans la mer. Le jeune phoque est saisi d’affolement au contact de l’eau glacée. Il disparaît sous les flots, mais ses nageoires et sa queue le propulsent naturellement vers la surface et sa tête jaillit bientôt hors de l’eau.
Maintenant, sa mère plonge à son tour, et ensemble, ils nagent en décrivant des cercles, ils plongent, ils vrillent, ils dessinent des boucles et des volutes, ils tracent des spirales dans les profondeurs de l’océan. Lorsque la tête du bébé phoque jaillit de nouveau hors de l’eau, l’enfant applaudit, et le jeune phoque se tourne vers lui.
Automne 
L’automne est déjà là et l’enfant n’a plus revu le phoque. Un soir, il descend au port retrouver son grand-père qui rentre de la pêche. Il aperçoit sa vieille camionnette. La portière est restée ouverte, et une sonate de Beethoven imprègne l’air tout entier.
Grand-père regarde fixement l’eau au clair de la lune. Un visage barbu le fixe à son tour, semblable à un reflet dans le miroir du port.
Grand-père lance au phoque un poisson, puis un autre.
L’enfant regarde le miroir se brouiller, puis s’éclaircir et se brouiller de nouveau dans la nuit voilée de musique.
 Hiver 
L’enfant brave les vents violents de l’hiver pour aller à l’école. Pendant ce temps, le jeune phoque apprend les leçons de la mer.
Il nage souvent seul, loin de sa maman, il explore la côte.
Il adore les jours de forte houle, quand les vagues déferlent, scintillantes de poissons. Il plonge alors profondément, puis il relève la tête pour voir les poissons se profiler sur le ciel.
C’est ainsi qu’il a appris à pêcher.
Il a aussi appris à dormir dans la mer, en flottant telle une bouteille, avec juste le nez hors de l’eau. Mais plus que tout, il aime se retrouver avec les autres jeunes phoques sur les rochers, et sentir sur sa peau le soleil et le vent.
  Printemps 
Le sol est tapissé de fleurs sauvages. Le printemps est de retour sur la côte. L’enfant et son grand-père aussi. Mais le jeune phoque n’est pas au rendez-vous. La maman phoque nage tout de même jusqu’au port. Elle n’a pas oublié la soirée de l’automne dernier.
« Dis, Grand-père, sais-tu pourquoi le jeune phoque n’est pas avec sa maman ? » demande l’enfant.
« La mer a été en furie tout l’hiver, les tempêtes se sont succédées, peut-être n’a-t-il pas survécu ? » répond tristement Grand-père.
 Été
Depuis que la douceur printanière s’est muée en une chaleur estivale, l’enfant va chaque samedi à l’école de surf. C’est un excellent nageur, et au terme d’un long entraînement, il est prêt, ainsi que les autres élèves, à se « jeter à l’eau ».
Un jour de beau soleil, il se repose sur sa planche qui ondule doucement au gré de la houle, quand brusquement il perçoit une sorte de remous. Une masse sombre se dirige vers lui, elle décrit des cercles, elle dessine des boucles et des volutes. Et voici qu’enfin le luisant visage du jeune phoque surgit tout près du sien.
La mer s’agite. L’enfant regarde les longues lames se dresser contre l’horizon, telles d’immenses remparts. Le phoque épouse les ondulations de l’eau. Les vagues déferlent maintenant en rouleaux réguliers. Ils chevauchent la troisième vague, qui les porte jusqu’à la côte. Tout l’après-midi, l’enfant et le phoque chevauchent inlassablement les vagues. Puis le phoque disparaît brusquement. Le garçon le cherche du regard, avant de laisser une magnifique vague l’emporter jusqu’à la plage.
Le lendemain, au moment où la marée atteint son niveau de la veille, le jeune phoque fait son apparition. Et de nouveau, l’enfant et le phoque recommencent à chevaucher inlassablement les vagues. L’enfant n’arrive pas à détacher ses yeux du jeune phoque, qui danse et ondoie et ondule avec les vagues. Et tandis qu’il le regarde, la vague qu’il chevauche se brise et l’enfant est violemment projeté dans la mer. Sa tête heurte un rocher, et l’eau salée et sableuse lui emplit le nez et la bouche. Il coule à pic, aspiré par les grandes profondeurs. Les ténèbres vont l’engloutir...
Mais il éprouve une étrange sensation, comme une pression contre son dos. Il distingue maintenant la lumière du soleil, il approche de la surface de l’eau, le phoque est sous lui, qui le pousse. Dans un ultime effort, le phoque fait basculer l’enfant sur sa planche. L’enfant s’y agrippe et la vague suivante le porte jusqu’au rivage. Ses amis se pressent autour de lui, ils veulent s’assurer que tout va bien. L’enfant a juste besoin de reprendre son souffle.
L’après-midi suivant, et chaque jour de ce long été caniculaire, l’enfant fait du surf avec le phoque.
Hiver
Le magnifique été a fait place au pire des hivers. La tempête fracasse les rochers, la mer se déchaîne à gros bouillons de sable et de pierre. La plage est déserte. Nul phoque ne s’y aventure.
Printemps
Le sol est tapissé de fleurs sauvages, le printemps est de retour sur la côte, l’enfant aussi, mais sans son grand-père. L’enfant et ses amis ont longuement parcouru la côte dans l’espoir d’apercevoir les phoques, mais en vain.
Été
Durant les longues soirées d’été, l’enfant se met à pêcher sur le quai, comme jadis le faisait son grand-père, assis sur les marches de l’embarcadère. Un soir qu’il regarde la mer brasiller sous la nuit, deux têtes luisantes trouent la surface de l’eau. L’enfant exulte en reconnaissant son ami le phoque, il est devenu aussi barbu que l’était son grand‑père. Un bébé phoque l’accompagne.
L’enfant sourit. Il sait qu’ils recommenceront à chevaucher les vagues l’été prochain, et tous les étés qui suivront. Et peut-être qu’un jour, devenu à son tour grand-père, il se promènera le long des falaises avec ses petits-enfants, et ils regarderont ensemble les phoques.



Michael Foreman
L’enfant et le phoque
Paris, Éd. Kaléidoscope, 1996


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Victor Hugo

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MessageSujet: Re: Contes Contes  Icon_minitimeMer 13 Déc - 19:17


magnifique merci moi je préfère lire des choses qui font rêver ras le bol du reste merci pestoune


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Pestoune

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MessageSujet: Re: Contes Contes  Icon_minitimeMer 13 Déc - 19:49

Je suis un peu dans le même état d'esprit, Iroise. J'ai besoin de beau et de doux en ce moment.  Pour sortir du pessimisme ambiant et parce que la saison est déjà à la déprime alors il faut s'offrir du rêve, de la tendresse.


Le souvenir, c’est la présence invisible.

Victor Hugo

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Lydie

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MessageSujet: Re: Contes Contes  Icon_minitimeJeu 14 Déc - 10:32

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Je suis un peu dans le même état d'esprit, Iroise. J'ai besoin de beau et de doux en ce moment.  Pour sortir du pessimisme ambiant et parce que la saison est déjà à la déprime alors il faut s'offrir du rêve, de la tendresse.

ohhhhhhh joliment dit merci


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Pestoune

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MessageSujet: Re: Contes Contes  Icon_minitimeJeu 14 Déc - 11:39

Il y a bien longtemps, avant l’arrivée du premier homme blanc sur le Nouveau Continent, Lalita, une jeune indienne, se réveilla un matin en tremblant : elle venait de faire un cauchemar. Elle avait rêvé que de majestueux oiseaux blancs traversaient l’océan, accompagnés d’un vent si fort que les arbres se courbaient sous son passage. Elle avait même entendu la forêt pleurer.
― Que veut dire tout ceci ? demanda-t-elle à ses parents.
Ni son père ni sa mère ne surent lui expliquer.
― Ce n’est qu’un rêve, Lalita, dit son père. Ne t’inquiète pas, ma fille.
Mais un jour, peu de temps après ce curieux rêve, alors qu’elle contemplait l’horizon, Lalita crut deviner au loin de grands oiseaux blancs au-dessus de la mer qui volaient vers elle. Hélas, ce n’étaient pas de majestueux oiseaux mais les voiles blanches d’imposants navires, et à leur bord se trouvaient de mystérieux individus. Lalita eut un frisson, son rêve devenait réalité. Les hommes de l’océan mirent pied à terre. Ils possédaient des haches et ne montraient aucun respect pour la forêt. Ils ne prêtèrent pas attention aux Indiens qui, eux, aimaient les arbres et comprenaient leur langue. Alors les hommes blancs se mirent à abattre les arbres de la forêt, un à un.
Ils traînaient les arbres morts jusqu’à leurs navires, laissant la terre seule et désolée. La forêt disparue, il ne restait à Lalita que ses yeux pour pleurer. Il n’y avait plus âme qui vive dans la forêt, ni ours pataud ni oiseau gracieux. Le peuple indien aussi fuyait, les vieillards soutenus par leur canne et les bébés dans les bras de leur mère. Lalita ne voulait pas s’enfuir. Son cœur lui disait de rester auprès de ses arbres bien-aimés et de ne pas les abandonner.
― Je vous rejoindrai plus tard, promit-elle à sa mère.
Lalita se réfugia dans une grotte. Terrifiée et désespérée, elle vit les hommes blancs détruire la forêt. Elle entendit aussi des sanglots d’enfants. En réalité, c’étaient les cris de douleur des arbres sous les coups de hache. Lalita sentit son cœur se briser. Lalita regarda et écouta jusqu’à ce que les hommes blancs emportent le dernier arbre et disparaissent enfin à leur tour. Elle sortit de son refuge à la tombée de la nuit. Dans le ciel, les étoiles brillaient tels des diamants. Les reflets saphir, rubis et émeraude de l’aurore boréale caressaient les cimes des montagnes.
Mais Lalita ne voyait rien de ce spectacle.
Elle pleurait sa forêt dont elle avait connu chaque arbre. Elle pleurait la terre meurtrie qui avait autrefois abrité son peuple. Et ses larmes l’empêchaient aussi de voir le croissant argenté de la lune qui s’élevait dans le ciel et resplendissait dans un silence de mort. Elle était étendue, immobile. Seuls ses longs cheveux noirs ondoyaient sur la terre déserte. Durant sept jours et sept nuits, Lalita resta là. Durant sept jours et sept nuits, Lalita pleura.
Lalita pleura tant qu’un ruisseau naquit de ses larmes. Du ruisseau jaillit une cascade. Et les larmes de Lalita parcoururent la terre sèche formant de nouvelles rivières. Au matin du huitième jour, un phénomène inattendu se produisit. Un bourgeon apparut le long de la rivière de larmes. Le bourgeon s’épanouit en un perce-neige aussi blanc et doux que la laine d’un agneau. Peu après, il y eut un deuxième perce-neige, puis un autre, et la terre meurtrie finit par être entièrement couverte de pétales blancs comme la neige.
Mais Lalita ne s’aperçut de rien. Elle pleurait toujours. Ses larmes alimentaient la rivière qui se divisait sans cesse. Ses larmes l’empêchaient de voir les jeunes pousses de chêne ou les petites épines de sapins naissants. Elle ne voyait pas tous ces arbres qui poussaient à ses pieds ou ces fleurs qui apparaissaient entre ses doigts.
Puis, un jour, au lever du soleil, un chant aussi pur et bouleversant que la musique d’une flûte se fit entendre.
― Un oiseau ! chuchota Lalita.
Elle s’arrêta enfin de pleurer et ouvrit les yeux. Sur les branches d’un érable, un rouge-gorge chantait. Elle rit, sauta de joie et tendit le bras. L’oiseau, aussi heureux qu’elle, s’élança dans les airs et vint se poser sur sa main. La forêt revenait à la vie. Ses larmes avaient été sincères, la terre y avait puisé assez d’eau et d’amour pour que la nature jaillisse à nouveau. Cet amour avait permis le retour des animaux, des oiseaux et de sa famille.
Depuis ce jour, les Indiens affirment que si un amour est fidèle, tout ce qui a été détruit renaîtra de ses cendres et que l’amour l’emportera toujours sur la haine.

Kenneth Steven
Le songe de la forêt
Paris, Gründ, 2002


Le souvenir, c’est la présence invisible.

Victor Hugo

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Lydie

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MessageSujet: Re: Contes Contes  Icon_minitimeJeu 14 Déc - 12:04

belle histoire .. emplies de poésie ♥️ merci Pestoune ♥️


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camélia

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MessageSujet: Re: Contes Contes  Icon_minitimeJeu 14 Déc - 14:17

Très jolie histoire, Pestoune!
cela fait du bien de lire des beaux contes de temps en temps!
merci coucoumarie


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Donne-moi ta bouche et tes yeux que je m'y perde pour toujours.
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carole

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MessageSujet: Re: Contes Contes  Icon_minitimeJeu 14 Déc - 15:03

Merci Pestoune pour ces jolies histoires j'aime bien.


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