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Le monde merveilleux de l’édition

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Ric21

Ric21



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MessageSujet: Le monde merveilleux de l’édition Le monde merveilleux de l’édition - Page 2 Icon_minitimeMar 14 Jan - 10:38

Rappel du premier message :

Bien alors, à la demande générale coucou2  avant de parler de l’édition, je peux si vous le souhaitez, vous livrer (avec humour), mon parcours d’écrivassier, qui m’a mené par hasard à la publication. Cela bien évidemment, demeure juste une simple proposition.
Si vous pensez que le sujet ne vous intéresse pas vraiment, que ça ne correspond pas à la ligne du site, que vous préférez faire des jeux tranquillement, parler cuisine etc… etc…, je laisse tomber l’affaire  chutttt  
Un peu amusé, j’imagine déjà des sceptiques un brin méfiants et inquiets, qui se disent devant leur écran : « mais qui c’est celui-là ? gné ? qu’est-ce qu’il nous veut ? »… qui
Rassurez-vous, je n’ai rien à vendre. Le but est simplement d’apporter ici un peu de ce qu’il y a dans ma musette pour vous faire passer un bon moment.


Une seule branche ne peut faire un grand feu...
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AuteurMessage
Ric21




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MessageSujet: Re: Le monde merveilleux de l’édition Le monde merveilleux de l’édition - Page 2 Icon_minitimeJeu 16 Jan - 15:05

Le monde merveilleux de l’édition.

Etant par nature un curieux, un boulimique toujours à la recherche de nouvelles expériences, comme beaucoup j’ai tenté l’aventure de faire publier un roman. Le constat personnel que j’en ai fait et qui n’engage que moi, est destiné à informer sans prétention tous ceux qui tentent leur chance en espérant devenir un jour les futurs Goncourt.  
Lorsque l’on sait qu’un français sur 100 à la capacité de rédiger une histoire correcte dans son domaine, il est bien évidemment qu’une sélection drastique doit se faire au départ. Sinon bientôt, chacun présentera son propre livre dans les librairies et après tout, tout le monde n’est pas un Maxime Chattam ou un Dan Brown ! Le plus important est donc de ne pas se prendre trop au sérieux.
Alors, si des maisons d’éditions proposent la possibilité de publier un célèbre inconnu, même si cela reste essentiellement dans un cercle restreint, au regard de la quantité d’inepties proposée, pourquoi bouder son plaisir De plus, cela laisse toujours une possibilité de faire ses premières armes dans un monde très fermé. D’être «découvert». Une petite porte entrouverte sur un univers clos d’avance. Je me demande même si ce n’est pas un passage obligé.
Pour aller plus loin dans cette réflexion, on peut s’interroger si l’édition du XXIème siècle ne sera pas justement ce principe de l’achat en ligne : choix plus vaste, convivialité, moindre coût… La librairie traditionnelle ne devenant plus alors qu’un dépôt vente élitiste.

Ce qui par contre est nettement plus frustrant, c’est de constater que les « stars médiatiques, acteurs et autres politiques, penseurs, cuisiniers, anciens sportifs et j’en passe… » Se font éditer sans problème, même si leur « œuvre » ne se résume souvent qu’à un coup de pub ou un moyen complémentaire de faire du fric. « Livre » écrit parfois en sous main par des « nègres ». Cela simplement parce que leur nom fait vendre. Il semble qu’à présent le marketing prime sur le talent et le seul impératif est de faire de l’argent.
Faut-il en déduire si l’on espère un jour être en tête de gondole dans les librairies et les grandes surfaces il ne reste plus qu’à faire de la télévision, de la bouffe, de la pâtisserie, des films, du tricot, de la prison, du foot, de la course à pied et peu importe si tu as gagné quoi que ce soit. Raconter sa rencontre avec Jésus ou E.T ou une enfance malheureuse c’est bien aussi. Un truc sordide sur la guerre ça marche toujours. L’arbre généalogique des hommes politiques. Guérir par la pensée positive. Manger bio, bien faire l’amour en 36 leçons, apprendre à tout faire soi-même, savoir survivre sur la lune…
Si cela reste une des principales bases de sélection des grandes maisons, finalement si l’édition en ligne peut contribuer à bousculer un peu ce système, c’est aussi bien. Sinon, il reste toujours à l’obscur inconnu de frapper à la porte des petits éditeurs méconnus…

Dans un autre registre, j’ai également lu quelque part sur la toile qu’il était même possible, via un système de CD Rom, d’inclure dans une histoire réalisée automatiquement, nos propres personnages et se retrouver avec son propre bouquin de 180 pages sans même en avoir rédigé une ligne. J’ai lu également que des « écrivains » proposaient d’écrire, moyennant finances bien sûr, les mémoires de n’importe qui. Une sorte de testament « littéraire » pour les descendants.

Liste non exhaustive mais révélatrice de cet univers :
D’abord, comme nous sommes tous un peu des feignants quelque part, une fois que l’on a terminé son « œuvre », on cherche bien logiquement des « éditeurs » qui acceptent des manuscrits à envoyer en ligne. C’est toujours du temps de gagné et de l’économie. Sinon, il faudra envoyer une bonne quarantaine de manuscrits dont la plupart passeront directement de la poste à la poubelle sans passer par la case lecture. Sans parler de l’attente fébrile et interminable (plusieurs mois) d’une improbable réponse. De plus, ces sites en ligne sont flatteurs, l’accroche est bien tournée et on s’y voit déjà. C’est bon pour l’ego.
Toutefois, il faut d’entrée faire de la mise en page, joindre des extraits courts, des extraits longs, des résumés, des ceci, des cela, qui font que l’on passe un temps interminable à faire en gros : leur travail ! Ce ne sont en fait que des prestataires de service qui se présentent comme des éditeurs. On est ni dans le compte d’auteur et pas vraiment dans le compte d’éditeurs. On flirt presque avec l’illégalité. Parmi eux il y a :

La société des écrivains :
Réponse à l’envoi entre quinze jours et trois semaines. Il n’y a peut être même pas de comité de lecture. Lorsque l’on bascule son manuscrit sur leur site, ils n’annoncent pas immédiatement certaines conditions particulières, mais au final, ils demandent de l’argent (plusieurs milliers d’euros), puis ils font de la relance téléphonique afin de négocier le tarif.

Edition le manuscrit :
Ils semblent être les plus critiqués de l’édition en ligne après La société des écrivains. Ils sont également les plus exigeants en matière de présentation, sauf (d’après les déçus qui sont passés par cette maison) qu’ils fournissent un travail moyen. Couverture de mauvaise qualité, mise en page approximative… qu’ils n’informent jamais l’auteur de l’état de ses ventes (si ventes il y a). Ils se contentent juste d’afficher le livre sur leur site. C’est même à se demander s’ils en ont réellement imprimé au moins quelques exemplaires. Mais c’est gratuit. A moins que l’on ne désire avoir une jolie couverture…

Edilivre :
Réponse à l’envoi entre quinze jours et trois semaines. Ils semblent être les plus sérieux du lot. Pas de demande d’argent toutefois ils font des propositions optionnelles : relecture + correction, couverture avec photo fourni, couverture entièrement réalisée etc… etc…
Ils laissent 10% HT sur les ventes (d’ailleurs c’est à peu près la même chose partout.) Le prix de vente n’est pas fixé sur le contrat
Concrètement, si l’on souhaite faire paraître un roman, un recueil de textes, voir de nouvelles, sans débourser, c’est jouable. Ainsi, on verra son livre afficher sur le net et l’on pourra également s’en offrir un puisqu’ils font une remise sur les achats.

Editeur indépendant :
Suite à une scission d’avec Edilivre, ils ont choisi toutefois de se mettre en commun pour la présentation de certains romans. La méthode reste la même que pour Edilivre. J’ai noté que les auteurs publiés chez eux faisaient des éloges et je n’ai pas trouvé de grosses critiques sur le net. De même, j’ai constaté que quelques articles sur les bouquins édités paraissaient dans les journaux.

En gros, dans tous ces maisons, ce qui est TRES surprenant, c’est que l’on ne demande jamais de retoucher quoi que ce soit, pas même un accent ! Il y a peu de suivi derrière et si l’on espère vendre, globalement on prend son œuvre sous le bras et l’on fait soi même le commercial. Sauf que les libraires ne suivent jamais car, d’après eux, « l’éditeur » fournit uniquement à la commande contre règlement cash sans reprise d’invendus avec des délais à faire peur. C’est souvent d’une qualité et d'une présentation plus que médiocre à moins d’y mettre le prix. Il n’y a jamais de stock car ils produisent au coup par coup. En clair, à moins d’un miracle, on aura jamais 400 exemplaires distribués sur tout le territoire national…!
Généralement les prix de vente qu’ils affichent en ligne sont plus élevés que les têtes de gondole de grandes surfaces. Donc, « l’œuvre » pondue par un célèbre inconnu, coûte plus cher que le dernier best-seller vendu à la Fnac. En plus, si un client potentiel, généralement une connaissance, souhaite se le procurer dans la librairie de son quartier, probablement pour faire plaisir à l’auteur, commence alors pour lui un véritable parcours du combattant.  
Fréquemment l’auteur résigné, finit par acheter lui-même ses livres chez son « éditeur » pour l’offrir en y rajoutant sa prestigieuse dédicace !… Si ce n’est pas du nombrilisme c’est du masochisme !
Une fois que l’on a enfin parfaitement compris que la gloire et la célébrité ne viendraient pas, sans parler de juteux bénéfices, c’est trop tard ! Le roman est désormais dans leurs tiroirs. C’est fini, on n'en est plus le propriétaire. Certains toutefois, permettent malgré tout d’aller voir ailleurs comme « Editeur indépendant » Ils prendront quand même des royalties au passage sur tout ce qui pourrait être vendu ailleurs.
L’égo est donc satisfait de voir un livre édité à son nom, mais la déception est grande d’admettre que finalement on est un mouton soigneusement tondu avec quelque part le doute qui s’installe :
« Finalement j’aurai peut-être dû envoyer mes manuscrits aux grandes maisons car qui sait ? »

Les vrais comptes d’auteur tel : La plume noir…
Là au moins c’est clair, c’est du compte d’auteur donc, on paye pour t’offrir son livre. Il y a aussi « lulu » qui semble avoir une bonne réputation sur le net Egalement Publibook et carrefour du net mais avec ceux là, il faut rester prudent!
Cette pratique est une autre façon de procéder. On paye son livre et l’on se retrouve avec deux cartons de son œuvre au milieu de son salon que l’on n’a plus qu’à revendre autour de toi. Le coût va de 1500€ à 5000€…. Mais là encore c’est bon pour l’ego de voir et de toucher son jouet….

Les pièges à gogos !
Alors là, c’est le must ! Comme on s’est rendu compte que les envois de manuscrits via le net ne menaient, sauf exception, pas plus loin que si l’on avait été soi même chez un imprimeur, échaudé, on décide de changer de méthode et l’on va courageusement faire des photocopies de son bazar que l’on envoie chez des éditeurs pas trop célèbres. Car quand même, faut pas rêver non plus, on débute, nous ne sommes pas encore Victor Hugo. Je relève quatre maisons qui  apparemment (restons prudent, évitons le procès !) sont réputés pour prendre surtout de l’argent. Mais ils y en a beaucoup, beaucoup d’autres… Thélès, Amaltée, Baudelaire et Bénévent. Le scénario reste le même. On reçoit d’abord une réponse qui fait chavirer d’extase :
« Monsieur, que vous me semblez doué, que vous me semblez beau, nous avons été absolument enchanté par votre manuscrit et nous souhaiterions avoir l’honneur et le privilège de vous publier… (Généralement c’est à ce moment que l’on se pâme…) Toutefois, reprennent-ils, il y a un mais (ah, je me disais aussi????) il paraît nécessaire avant publication de faire une correction de ceci et de remanier cela. Aussi, pour la modique somme de 1500€, nous nous chargeons de réaliser... Et vlan dans les dents ! C’est reparti une deuxième fois, il faut cracher au bassinet pour avoir ses deux cartons de livres

Quelques grosses maisons :
Seuil, Gallimard, Albin Michel, Grasset, Stock….. Un manuscrit pour cinq mille reçus, (un toute les 14 minutes) est retenu. Pas de commentaires. Ce n’est même pas la peine de s’y frotter car le un sur cinq mille est généralement celui qui a reçu la plus grosse recommandation d’un
« people ».

Quelques « moyens » qui semblent être sérieux et accessible :
Timée, XO, Belfond, Glyphe…
Ils ont une bonne réputation mais reste très difficile dans leur choix vu le nombre croissant de propositions et la crise littéraire qui frappe depuis quelques années.

Restes les « petites maisons » là vous avez une chance (1manuscrit sur 100 est retenu). Reste à éviter ceux qui vous demanderont de l’argent pour partager les risques, ceux qui n’auront pas les moyens de vous épauler…
En tout état de cause, il faut savoir qu’un auteur n’a jamais rien à payer. Que c’est l’éditeur qui prend tout en charge. Dés l’instant où l’on vous demande de l’argent on bascule. Et le talent dans tout cela me direz-vous en souriant ?

*la liste non exhaustive des maisons d’édition présentées a évoluée depuis ce texte.
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Jumper

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MessageSujet: Re: Le monde merveilleux de l’édition Le monde merveilleux de l’édition - Page 2 Icon_minitimeJeu 16 Jan - 15:37

Il semble qu’à présent le marketing prime sur le talent et le seul impératif est de faire de l’argent. ... tout est résumé en une seule phrase !


Le respect, c’est comme le sourire :
ça ne coûte rien et tout le monde aime ça

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smara

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MessageSujet: Re: Le monde merveilleux de l’édition Le monde merveilleux de l’édition - Page 2 Icon_minitimeJeu 16 Jan - 16:46

Un monde bien hermétique que tu nous décris là Ric et quand même assez retors . Je me doute de la frustration de ces centaines d'auteurs qui voient leur travail simplement augmenter la hauteur d'une pile ...

Comme dans tout art , il est possible qu'en écriture aussi le talent ne suffise pas , il y a aussi sans doute la chance d'une rencontre ...
Néanmoins et même si comme tu le dis " tes exemplaires prennent la poussière quelque part " tu as eu la créativité , l'imagination ,l'ardeur ... pour les écrire ces 6 livres , ce qui fait de toi quand même quelqu'un de particulier .




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                                                  Merci à Lydie pour ce Kit
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Ric21

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MessageSujet: Re: Le monde merveilleux de l’édition Le monde merveilleux de l’édition - Page 2 Icon_minitimeVen 17 Jan - 8:10

Et pour conclure sur le sujet (pour celles et ceux que cela intéresse :
La condition d’écrivain :

*Texte de 2008 issu de Echo rue 89, repris et mis à jour en 2016 au nouvelobs

« Dis tu dois être riche maintenant? »
Est ce que les écrivains français gagnent leur vie ? Sujet tabou entre tous, le train de vie des grandes plumes françaises reste un secret bien gardé par les grandes maisons de Saint-Germain-des-Prés. En tout, les écrivains vivant de leurs livres ne sont pas plus de cent cinquante. Une bourse éminemment volatile que nous avons décryptée comme une course cycliste, avec ses stars et ses porteurs d’eau.

Les règles de la course aux à-valoir.
Lorsqu’il signe un contrat avec une maison d’édition, un auteur est rémunéré de deux façons: il perçoit d’abord un à-valoir; sur les droits d’auteur, somme calculée en fonction de sa notoriété, du sujet, de l’audience espérée par l’éditeur. Ensuite, il percevra, un an après la sortie du livre, les droits, soit un pourcentage du prix hors taxe. Le contrat de base, en littérature générale, est le 8/10/12 : 8% pour un premier palier de 0 à X exemplaires, 10% de X à Y exemplaires et 12% au-delà. Le contrat devient un 10/12/14 quand l’auteur est une star! ou un gros transfert. Le X et le Y variant en fonction de la notoriété de l’auteur et des ventes des livres précédents.
Exemple avec Xxx : le contrat signé avec Hachette Littératures est un 10/12/14 depuis son premier livre. La jeune romancière touche 10% entre 0 et 10 000 exemplaires vendus, 12% jusqu’à 20 000, et 14% au-delà.
Entre son premier roman (2004) et son troisième roman (2008), son à-valoir a triplé.
L’à-valoir est un chiffre reconnu comme très réaliste, puisqu’il est calé sur les chiffres de ventes des livres précédents et sur le potentiel du nouveau livre. Une évaluation qui est la plus saine possible, note-t-on chez Flammarion avant de préciser :
« Ce qui fausse tout, c’est lorsqu’il y a transfert d’un auteur. Car l’à-valoir augmente alors de 30 ou 50%, mais n’est plus calé sur le potentiel de l’auteur. »
Comme sur les grosses transactions du mercato, il faut aussi rembourser le coût du transfert.

L’échappée belle.
En avant du peloton, ils sont une douzaine d’auteurs, jamais plus de quinze, à pouvoir prétendre à des à-valoir oscillant entre 1 et 2 millions d’euros par livre. Sans compter la variable de négociation des droits (étrangers, audiovisuels) qui peuvent générer des revenus supplémentaires.
Les qualités indispensables pour en faire partie.
A ce prix-là, il faut avoir derrière soi plusieurs best-sellers (au-delà de 100 000 exemplaires), une vraie régularité dans la production (un livre par an ou tous les deux ans) et dans la qualité des œuvres. Sans oublier ce petit plus de la médiatisation assumée qui fait d’un écrivain un véritable auteur à succès: être râleur, paranoïaque ou passionné d’ufologie...
Ce petit club est réservé à des auteurs professionnels, dont c’est, en général, l’unique activité. La plupart sont des quadras, ayant réussi à créer un style à la fois très personnel et populaire, autour de thèmes qui font écho dans la société.
En résumé, il faut être à la fois original et consensuel. La plupart de ces auteurs ont des agents littéraires pour négocier leur contrat.
Pour les plus gros succès, il faut ajouter à cela les droits générés par les reventes à l’étranger et, en cas d’adaptation au cinéma ou à la télévision, les droits audiovisuels. Ainsi, Jean-Christophe Grangé est-il passé de 2 millions de francs en 1998 pour « Le Vol des cigognes » ; à 1 millions d’euros pour « L’empire des loups » ; en 2003 (source CNC). Tout cela est soumis à impôt et à cotisations sociales (6% des droits perçus).\
La short liste.
L’échappée se compose aujourd’hui d’Anna Gavalda, Fred Vargas et Amélie Nothomb pour les femmes. Avec Christian Jacq, Jean d’Ormesson, Marc Lévy, Michel Houellebecq, Bernard Weber et Jean-Christophe Grangé pour les hommes.
Frédéric Beigbeder flirte avec ce groupe, mais n’a pas été assez régulier pour l’intégrer. D’après les Echos, Guillaume Musso n’en serait plus très loin.

Le peloton.
A quelques longueurs, voici le peloton: quelques dizaines d’auteurs, jusqu’à une centaine dans les périodes fastes. Ils se voient gratifiés d’à-valoir évoluant entre 150 000 et 250 000 euros. Selon l’avocat Emmanuel Pierrat, spécialisé dans la propriété intellectuelle et écrivain à ses heures.
Il faut y inclure tous ceux qui ont eu leur heure de gloire, un gros prix littéraire ou un vrai best-seller et puis qui sont retombés à un étiage moyen. Etiage moyen, signifie des tirages oscillant entre 10 000 et 100 000 exemplaires.
Les qualités indispensables pour en faire partie.
Avoir une vraie plume (ou pas) et/ou être capable d’une grande originalité dans le traitement du sujet. En fait, beaucoup d’écrivains sont l’homme (ou la femme) d’un seul livre. Certains se contentent de répéter la même recette, d’autres appliquent la tambouille marketing, efficace mais pas forcément emballante. Certains aussi s’attaquent à des sujets plus sélectifs, moins grand public. Beaucoup ont une autre activité liée à l’écriture: nègre, journaliste, ou universitaire.

Les classements intermédiaires.
Quoiqu’il en soit, dans l’ensemble du peloton, 98% des auteurs publiés ont un autre métier. En France, cette seconde source de revenus est elle-même liée à l’écriture (nègre, traducteur, éditeur) ou à la sphère intellectuelle (journaliste, professeur), voire diplomatique (Jean-Christophe Rufin, Yasmina Khadra). Souvent, ces revenus sont les plus importants et vont faire augmenter la valeur de la demande.
Par exemple, un journaliste/écrivain people, devenu people grâce aux médias, fera augmenter ses à-valoirs grâce à sa valeur médiatique, plus que par sa valeur littéraire et son potentiel de ventes. Il y a aussi les écrivains qui deviennent critiques, une fois qu’ils ont acquis quelque notoriété avec leurs livres. On vient leur demander des articles un tant soit peu en rapport avec ce qu’ils ont publié. C’est ainsi que, en fonction de sa légitimité et quel que soit le chemin effectué, un écrivain devient quelqu’un qui connaît le sujet (François Bégaudeau, Daniel Picouly).
Autres spécialistes des classements par points, les écrivains «de genre «. Spécialement ceux qui oeuvrent dans le polar (Dan Franck). Ils sont très courtisés par les productions pour devenir scénaristes : Tito Topin, auteur de plusieurs romans, est ainsi devenu le « père » de Navarro, avant une grosse colère contre TF1 à la fin de l’exploitation du personnage dont il avait gardé les droits. Le triomphe des séries à saisons coïncide avec l’émergence d’une nouvelle génération d’auteurs: Franck (La Chambre des morts) Thilliez, va ainsi s’essayer à l’écriture d’une grosse série télévisée, avec d’autres écrivains de genre.

Les nouveaux et les habitués.
Dans cette catégorie, on peut distinguer deux types d’auteurs. Les vieux routiers, connaissant toutes les ficelles du métier : Régine Desforges, Max Gallo, Patrick Rambaud, Irène Frain, Tahar Ben Jelloun, Jean-Christophe Rufin... Liste éclectique qui ne reflète en rien les qualités (ou défauts) littéraires des uns et des autres.
Et les jeunes prometteurs, en quête de carrière: Guillaume Musso en parfait représentant de la génération je-sais-faire-un-bon-livre…

La cohorte des excellents anonymes.
Ici s’ouvre la longue liste des auteurs obtenant des à-valoir inférieurs à 100 000 euros, mais supérieurs à 20 000 euros. Une pléiade (quelques centaines) qui parvient à drainer un large public. Ils ont l’habitude de publier: des livres pratiques, des livres de jeunesse, mais aussi des romanciers réguliers ayant conquis au fil des années un public restreint mais fidèle. A chaque publication, ils parviennent à écouler quelques dizaines de milliers d’exemplaires, avec des livres ayant une durée de vie plus longue que la moyenne.
Les qualités indispensables pour en faire partie
Faire simple, plutôt court et concret! Qualités nécessaires pour les livres dits pratiques. A l’inverse, si l’on prétend à la fiction, la méthode inverse est applicable: faire long, complexe et abstrait. Pas de recette miracle donc, mais la volonté de publier le plus régulièrement possible pour satisfaire ses aficionados.

\Le patchwork des auteurs.
Dans cette catégorie, vous trouverez de parfaits inconnus: qui peut citer un auteur de roman de gare sans regarder son kiosque? Ou alors de vraies vedettes, snobées par les grandes maisons rassemblées autour de la place de l’Odéon. Sans oublier désormais des auteurs de BD qui ont su drainer, au fil des albums, un large public.
Zep, dessinateur, fut en 2006 le plus gros vendeur en librairie avec un tirage de 1,8 million d’exemplaires pour le onzième tome des aventures de Titeuf.

L’autobus.
Dans le langage des suiveurs, l’autobus, c’est le groupe des sans-grades qui se rassemblent au pied du col, pour être sûr de ne pas terminer la course hors-délais. La fourchette des à-valoir varie de 2000 à 10 000 euros. Ici, on trouve les fatigués, les plagiaires et les exigeants. Le long cortège de ceux qui refusent tout compromis avec le genre, l’écriture ou le sujet. La bérézina, lance Emmanuel Pierrat, ironique, ajoutant que l’autobus regroupe des milliers d’auteurs. Parfois très bons, mais évoluant dans un secteur en crise. A l’image de l’excellent écrivain qu’est notre Francis Mizio, moins enthousiaste sur l’évolution de l’économie du métier.
Les à-valoir se sont effondrés ces cinq dernières années. Avant, une série noire chez Gallimard, c’était 5000 euros, pour un tirage moyen de 5 à 6000 exemplaires. Aujourd’hui, la moyenne est à 1000 exemplaires. Faites le calcul! Et ne parlons pas de la littérature jeunesse, où les à-valoir ont perdu deux tiers de leur valeur. Le secteur est ultra saturé, donc les ventes sont faibles.
Cette crise est sans doute aussi la conséquence d’une certaine uniformisation des livres marketés pour le succès.

Les qualités indispensables pour en faire partie
D’abord savoir convaincre un éditeur de vous publier. Faire un livre est toujours un pari risqué pour celui qui accompagne sa conception, sa fabrication et sa diffusion. Il peut être convaincu par une personnalité exceptionnelle (les héros inconnus du quotidien), une histoire exceptionnelle (un destin hors du commun, un événement historique revisité par un personnage), un genre exceptionnel (une vraie nouveauté littéraire).
Il y a aussi le coup de foudre, incontrôlable, non pas pour les beaux yeux d’un auteur, mais pour le souffle du récit. Ou le coup de chance.
Une catégorie où il est obligatoire d’avoir un (autre) vrai métier.
Dans cette dernière catégorie, vous trouvez de très nombreux journalistes, abonnés aux livres documents (la non-fiction, comme disent les éditeurs). Mais aussi des ghost writers, des écrivains fantômes, qui prêtent leur plume à ceux qui n’en ont pas. La plupart des livres de témoignages, par exemple, sont écrits par des nègres. Tout comme les brillantes analyses économiques des grands patrons, les biographies des hommes politiques ou les mémoires des artistes. En général, ces gens-là n’ont pas le temps d’écrire. Ils font alors appel aux pros de l’écriture.


Une seule branche ne peut faire un grand feu...
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Le monde merveilleux de l’édition
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